About William Burroughs (1914 - 1997) added by Kronstadt on May 10, 2008   

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Biography

By affinibook on Aug 20, 2008

William Seward Burroughs naît dans une famille bourgeoise. Il est le petit-fils d'un autre William Seward Burroughs, l'inventeur de la première machine comptable et fondateur de la « Burroughs Adding Machine Company ». Sa mère, Laura Lee Burroughs, est la fille d'un homme d'Église dont la famille se réclamait de l'ascendance de Robert E. Lee. Burroughs étudie la médecine à Vienne, expérience dont il garda toute sa vie un goût prononcé pour la chirurgie et les modifications du corps, la chimie du cerveau et les drogues. Il entre à l'université Harvard pour une licence de littérature anglaise dont il sort diplômé en 1936. Son expérience à Harvard est résumée au début de Junky : « J'ai détesté l'université et la ville dans laquelle je vivais. Tout en elle était mort. L'université était un faux décor anglais entre les mains de diplômés de faux collèges anglais. »

En 1944, Burroughs vit avec Joan Vollmer dans un appartement partagé avec Jack Kerouac et sa première femme Edie Parker. C'est à cette période qu'il entame sa consommation d'héroïne. Il épouse Joan en 1946 avec le projet de fonder une famille. Leur fils William S. Burroughs Jr. naît en 1947, au Texas. Le 6 septembre 1951, en voyage à Mexico, Burroughs, ivre, tue accidentellement sa femme d'une balle en pleine tête alors qu'il essayait de reproduire la performance de Guillaume Tell, qui fendit d'une flèche la pomme posée sur la tête de son fils. Burroughs est inculpé pour homicide involontaire. Il choisit la fuite. Commencent alors des années d'errance : il parcourt l'Amérique du Sud à la recherche d'une drogue hallucinogène du nom de Yagé, puis l'Afrique du Nord avant de s'installer à Tanger, au Maroc.

En 1956, il entame une première cure de désintoxication avec l'aide de John Dent, un médecin londonien qui inventa la cure d'apomorphine, la seule cure efficace en matière de désintoxication selon Burroughs. À l'issue du traitement, il emménage au légendaire « Beat hotel » à Paris où il accumule des masses de fragments de pages manuscrites. Avec l'aide de Ginsberg et Kerouac, il fait éditer Le Festin nu par Olympia Press. Les fragments deviennent de leur côté les trois épîtres d'une trilogie : La Machine molle, Le Ticket qui explosa et Nova express. Après sa sortie, le Festin nu est poursuivi pour obscénité par l'État du Massachusetts puis de nombreux autres. En 1966, la Cour Suprême du Massachusetts déclare finalement le livre « non obscène », ce qui ouvre la porte à d'autres travaux comme ceux d'Henry Miller (en particulier son Tropique du Cancer).

Burroughs part pour Londres en 1960 où il publie de nombreux petits textes dans des magazines "underground", travaillant dans le même temps sur un projet qui est publié en trois parties : Les Garçons sauvages, Exterminateur ! et Havre Des Saints. Il retourne à New York en 1974 où il devient professeur d'écriture pendant quelque temps, avant de réaliser que l'écriture ne peut être enseignée.

Dans les années 1980 et 1990, Burroughs commence à attirer de nombreuses icônes de la culture Pop. Il apparaît notamment dans le film Drugstore Cowboy de Gus Van Sant. En 1990, sa collaboration avec Bob Wilson et Tom Waits donne naissance à la pièce Black Rider qui fut jouée la première fois au Thalia Theatre de Hambourg, le 31 mars 1990. Burroughs participe aussi à des enregistrements de ses textes pour Industrial Records, le label de Throbbing Gristle ("Nothing Here Now But The Recordings"), Sonic Youth ("Dead City Radio"), Kurt Cobain ("The Priest They Called Him"), R.E.M., Ministry et Bill Laswell, entre autres. Il est décoré de l'ordre de Chevalier des Arts et Lettres en 1984, lors de sa venue en France au Printemps de Bourges avec Brion Gysin.

Burroughs est considéré comme un des écrivains les plus influents du XXe siècle. Que l'on privilégie ses idées ou sa prose, on ne peut que voir un homme aussi brillant et fulgurant que chaotique et auto-destructeur. Ceux qui l'ont connu le décrivent comme un gentleman intelligent et calme, s'intéressant à la science-fiction, aux chats et aux armes à feu. Un cahier de l'Herne lui fut consacré par [Dominique de Roux] qui fut son premier éditeur chez Christian Bourgois.

Il meurt dans sa propriété de Lawrence (Kansas) le 2 août 1997, de complications liées à une crise cardiaque. En France, le journal Libération lui rend hommage le lendemain en lui consacrant sa une, un fusil à la main. Le Festin nu a été traduit de manière éblouissante en France par Eric Kahane, traducteur de Lolita de Nabokov.

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