About « Le salaire de la peur et autres oeuvres » (French) added by CC.RIDER on Nov 4, 2013    

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Théatre, Témoignage, Roman, Aventure

Summaries  

By affinibook on Nov 5, 2013

Le décor est celui d'une Amérique du Sud écrasée de chaleur et de misère, les hommes qui le meublent sont des irréguliers de tous bords, truands ou baroudeurs. Le périple d'un camion chargé de nitroglycérine du Salaire de la peur, la folle équipée des deux desperados des Oreilles sur le dos, la confession poignante du passager clandestin d'un cargo du Voyage du mauvais larron... Georges Arnaud raconte, dans un style picaresque et coloré, les aventures de ces faux héros en puisant dans sa propre expérience. C'est la même puissance d'évocation et de révolte que l'on retrouve dans Prisons 53, impitoyable enquête sur l'univers carcéral, ou dans Mon procès, qui fit grand bruit pendant la guerre d'Algérie. Préface de Gérard Chaliand.

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Reviews  

By CC.RIDER  on Nov 4, 2013

Avec cette compilation composée de sept livres, Omnibus nous propose une sorte de survol de l'oeuvre d'un écrivain un peu oublié, Georges Arnaud, ex-fils de bonne famille, ex-accusé et emprisonné pour crimes avant d'être relaxé, ex-aventurier, ex-dur à cuire et journaliste engagé contre la guerre et la torture en Algérie et contre les mauvais traitements en prison sous le nom d'Henri Girard. Mais c'est l'écrivain qui nous intéresse ici, même si ses autres casquettes restent difficiles à dissocier du sympathique personnage.

Nous ne reviendrons pas sur le roman phare « Le salaire de la peur » avec son histoire de camionneurs transportant de la nitroglycérine sur les pistes défoncées d'Amérique du Sud. Clouzot en fit un film culte qui ne plut pas, dit-on, au romancier. Restent six autres ouvrages de registres et d'intérêts fort inégaux. « Le voyage du mauvais larron » qui aurait pu s'intituler « Impressions de voyage », texte lent, sans intrigue et qui a assez mal supporté les injures du temps. « Les oreilles sur le dos » sortent du lot car ce roman d'aventures puissant et violent n'a pas pris la moindre ride. A lui seul, il mérite le détour. Le recueil de nouvelles « La plus grande pente » se lit encore avec plaisir. Il n'en est pas de même pour la pièce de théâtre « Les aveux les plus doux » qui passe difficilement la rampe, tout comme « Prisons 53 » ou « Mon procès » qu'il faut classer dans les documents et qui ne gardent plus qu'un intérêt d'ordre historique ou sociologique. Au total, un ensemble hétéroclite qui a le seul et unique mérite de ne pas complètement laisser tomber cet auteur dans l'oubli.

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