About « Les morts ont tous la même peau » (2020 - French) added by CC.RIDER on May 27, 2020    

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By CC.RIDER  on May 27, 2020

Dan Parker est marié à Sheila. Ils sont parents d’un bébé. Un petit couple blanc bien ordinaire. Si ce n’est que Dan est videur dans une boite de nuit et qu’il prenait plaisir à castagner trublions et pochards surtout s’ils étaient blancs de peau. Lui-même est blanc extérieurement, mais se sent noir intérieurement. Il a un quart de sang donné par un de ses grands-parents. Il déteste les Noirs, ne les fréquente pas. Sa plus grande crainte est que l’on découvre sa part de négritude. Et voilà qu’apparaît un Noir du plus bel ébène qui se prétend son frère et vient le taper de 100 dollars à ce titre. La réaction du violent Dan ne va pas se faire attendre !

« Les morts ont tous la même peau » est une bande dessinée fidèlement adaptée du roman éponyme que Boris Vian fit paraître en 1947 sous son pseudo de Vernon Sullivan. Cette nouvelle mouture a nécessité le travail d’une équipe de cinq personnes, un scénariste, deux dessinateurs, un coloriste et un lettriste. Le résultat est là : un magnifique album avec une belle couverture rigide, un agréable papier glacé et des vignettes couleur sépia évoquant très bien l’ambiance de la première moitié de l’autre siècle. Le lecteur se trouve propulsé dans l’univers plutôt glauque des bas-fonds avec son lot de boîtes plus ou moins louches, de bars borgnes et de bordels crasseux le tout en pleine ségrégation raciale. Toute l’intrigue bascule d’ailleurs lorsque se dévoile la véritable origine de Dan. Selon que vous serez noir ou blanc votre sort sera différent quand vous passerez devant le juge. Un examen attentif des dessins permet aisément d’attribuer la paternité de chacune des pages aux deux dessinateurs. En effet, bien que proches, leurs styles sont légèrement différents. L’un dispose d’un trait de très grande finesse et précision et présente pages 8 et 9 un plan général du décor tout à fait extraordinaire. L’autre a le crayon moins léger. Malheureusement, c’est lui qui se taille la part du lion pour le nombre de pages. Ce léger inconvénient mis à part, au total, un album de grande qualité, comme la plupart des productions Glénat, que l’on ne peut que conseiller aux amateurs de romans noirs.

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